Depuis plusieurs semaines, ou peut-être mois je n’ai pas fait attention, je scrolle régulièrement sur LinkedIn. Je rédige peu de posts. Je lis surtout ceux des autres et, quand le cœur m’en dit, je laisse des commentaires. Parlant de mon métier, de mon savoir-être, de ce que j’ai vécu. Je ne le faisais pas avant mais je me rends compte que c’est important. En tout cas à mes yeux.
Quel que soit le « niveau » du contact de la personne par rapport à moi : 1er, 2e, 3e et +. Cela n’a pas d’importance. C’est peut-être ma manière de faire connaître mon métier de généalogiste, mon entreprise et moi. Dans cet ordre-là. Ou pas. Ce que je sais c’est qu’il n’y a pas de jugement, j’y vais avec le cœur, à l’intuition, parce que j’ai été touché, que je me sens en empathie, que ce qui a été écrit me parle. Alors je m’approche, je donne mes mains et je témoigne.
Cela peut être parce que j’ai vu une photo. Ou un mot. Cela peut être dû à un visage. Quelquefois c’est parce que j’ai été interpellé en commentaire. Je ne sais pas encore ce qui déclenche en moi l’envie de commenter, sauf quand j’ai été interpellé. Des personnes aiment ou pas derrière, peu me chaut. Parfois j’ai des réponses et de véritables dialogues via Internet peuvent même s’instaurer.
Je fais cela le plus souvent pendant mon petit-déjeuner, pour que cela ne prenne pas trop de temps sur ma journée de travail. Ce n’est peut-être pas bien mais c’est aussi le temps où je regarde mes mails. Et ensuite, pause numérique. Le travail pour mes clients passe avant le reste.
C’est ma manière d’être actif sur ce réseau social, d’interagir avec les autres, d’avoir un lien émotionnel avec eux que je ne connais pas, que je rencontrerais peut-être seulement sur ce commentaire-là. J’ai l’impression qu’ainsi je fais attention, différemment, à mon bien-être. Je me sens connecté et non consommateur. Je ne scrolle pas simplement pour scroller. Et je sais qu’ainsi je n’augmente pas ma charge mentale.
Est-ce que j’augmente par contre ma visibilité ? Ma notoriété ? Est-ce que je mets en place des liens de proximité avec mes prospects ? Mes partenaires ? Ma communauté ? Est-ce qu’ainsi j’apporte une réelle valeur ajoutée à mon entreprise, voire à ma marque ? Peut-être. Je ne me pose pas la question ainsi. Cela voudrait dire pour moi que je me verrais comme quelqu’un qui veut à tout prix faire du business, avec les dents rayant le plancher. Or ça, ce n’est pas moi. Je ne me vois pas comme ça.
J’avoue que, dernièrement, recevoir un message pour accélérer et consolider mon activité professionnelle en B2B m’a surpris. Car je n’ai pas l’impression de faire du B2B, j’écris juste quelquefois des commentaires, avec mon cœur et mon ressenti. Je me dis que cette invitation n’est pas pour moi, que la personne a dû se tromper. Être invité à des conférences pratiques sur la prospection B2B, la vente, l’IA, le networking, le marketing vidéo, moi ? Non ! Pourtant cette personne me l’a bien envoyée cette invitation. J’ai donc dû être visible pour elle quelque part. Ce que je réalise a dû être parlant pour elle.
J’ai constaté que c’est quelque chose que je pratique peu sur Facebook par contre. Je me rends compte du coup que j’ai une utilisation différente de ces deux réseaux sociaux. Je devrais peut-être être plus actif sur les groupes de généalogie. Mais je m’aperçois, en discutant avec eux, que mes clients viennent me chercher pour d’autres raisons, pas pour ma présence sur Facebook. Pour rester uniquement sur les réseaux sociaux.
Publier sur le blog est différent. Il me faut du temps pour pouvoir rédiger un article. Ce dont j’ai envie c’est qu’il s’agisse d’articles de référence. C’est peut-être présomptueux de ma part. Mais il me faut le temps de la réflexion. Par exemple, je suis actuellement en train de réfléchir sur le métier de généalogiste comme métier sui generis. Et cela ne s’écrit pas d’un claquement de doigts.
Peut-être qu’un jour j’oserais enfin écrire des posts dans lesquels je me dévoilerais plus sur LinkedIn à mon tour. Qui sait ? Peut-être me faut-il seulement oser me lancer. Vaincre encore quelques peurs.



