La promotion Bernard s’est intéressée à l’ascendance de Bernadette Lafont. Le nom de jeune fille de sa mère est Illaire. Voici ce qu’ils ont écrit à propos de cette famille gardoise : « Certaines mutations permettent de compléter des fratries, ainsi que les dates de chacun des enfants, ou leur filiation, comme certains partages anticipés, qui sont connus grâce aux tables de mutations. C’est le cas pour celui de Jean-David ILLAIRE, réalisé le 27 janvier 1834. Le partage de Jean-David ILLAIRE, propriétaire et de son épouse Marie ANDRE (6e génération) alors sans profession, indique la présence de quatre enfants vivants : Jacques César, propriétaire, époux de Dorothée Hélène CARLE, Marcelin, pasteur, Julie, et Jeanne Marie Joséphine, épouse Antoine SAVIN. Il mentionne de même les contrats de mariages de Jacques César et Dorothée réalisé le 22 avril 1830, par devant Me TEULON et celui de Jeanne Marie avec Antoine SAVIN, le 14 juillet 1823, chez Me Meinadier, qui sont alors une autre forme de partage anticipé, puisqu’il n’y a pas de testament. La succession de Jacques César (5e génération) mentionne son contrat de mariage, enregistré par Me Teulon. Ce contrat, sous le régime dotal, fut passé le 22 avril 1830, dans la maison de Scipion CARLE, “petit-fils, frère de la future”, à Berthezène, commune de Valleraugue, avec de nombreux témoins portant le nom de BERTHEZENE. Il donne plusieurs informations. Ainsi outre le nom des parents, la mention de Scipion CARLE “petit-fils”, démontre que ce prénom est déjà porté dans la famille, certainement par un aïeul, un grand-père ? Celle de Jean David Philippe, veuf Esther BERTHEZENE (4e génération), enregistrée à la suite de son décès, démontre l’absence de testament, mais donne connaissance d’un partage, réalisé le 12 octobre 1896, chez Me Bousquet, indiquant comme héritiers Mathilde épouse Louis THOMAS, à Anduze, Louise, épouse Henri JAUBERT, à Louhan et enfin Paul. Les successions récentes n’ont pu être consultées en raison du délai légal. Parallèlement, les recherches menées dans les recensements ont permis de tracer les cellules familiales quand les villes de résidence étaient connues, notamment pour les branches les plus récentes. Enfin, la recherche des feuilles matricules fut entreprise dans les archives militaires pour les hommes de la famille au cours de leur “découverte” et, dans le cadastre, les biens des branches mises au jour. Le cadastre de Saint-André-de-Valborgne et ses recensements permirent de constater l’implantation de la famille ILLAIRE ainsi que son patrimoine. Le cadastre révèle la présence de trois générations de cette famille, de Jacques César à Paul, époux SPRECHER. À l’origine, le patronyme Illaire est une forme méridionale du prénom Hilaire, qui en présente une graphie semi-phonétique. »



