Actuellement, dans la chambre professionnelle à laquelle j’appartiens, est en train de s’instaurer un débat : un professionnel doit-il faire partie d’un cercle amateur de généalogie ? Je vous livre quelques opinions à ce sujet. A vous de voir et d’améliorer le débat si besoin est. Pour Patrick Gossein, généalogiste familial, ancien président de la CGP, vice-président de l’USGP, la position est claire : Les associations n’empiètent pas sur le milieu professionnel : elles apportent certains services à bas coût que ne peuvent fournir des professionnels. Par contre nous, professionnels, pouvons apporter tellement plus dans l’histoire familiale de nos clients que nous pouvons facturer à des prix permettant de vivre. Pour ce qui est de la participation active à une association, il en est naturellement du choix de chacun ; mais attention à la double casquette qui peut amener à quelques malentendus. Voici la position de Jean-Pierre Auffret, généalogiste successoral, membre de la CGP : Chacun de nous peut participer à un cercle généalogique, voire à plusieurs, mais je me limite à un aspect personnel et documentaire (pour les Côtes-du-Nord et plus marginalement dans le Rhône) et en dehors des publications (gratuites ou payantes) faites par les cercles, m’interdis d’y solliciter des aides bénévoles en vue de facturer ailleurs. Nous sommes déjà bien obligés de faire appel notamment à des administrations ou à des personnes privées qui nous aident gracieusement alors que nous facturons, mais encore pouvons-nous dire que nous payons ces administrations (par nos impôts ou les droits que nous leur ferons récolter plus vite) ou qu’il nous aura fallu un certain savoir-faire et du temps pour contacter ces personnes à même de nous renseigner. À l’inverse, notre coopération en bénévole dans les cercles tue doublement le métier. Comme eux-mêmes mordent sur le marché commercial. Pour ma part, il me semble que cela permet d’être au plus prêt de nos clients potentiels. Qu’en pensez-vous ?