Je vais me faire traiter de hérétique. On va vouloir m’occire peut-être façon Jeanne d’Arc mais tant pis, j’assume : Et si l’avenir de la généalogie se trouvait en partie dans le développement de marques ? Dans l’ouvrage de Jean-Louis Beaucarnot sur la généalogie (collection « Que sais-je ? »), il est écrit que la généalogie porte en soi des limites dont l’absence de produits tangibles commercialisables. Jean-Louis Beaucarnot écrit : Hormis certains documents sur papier, les livres rares qui ont une cote sur le marché du livre ancien et les souvenirs ou meubles de famille, davantage du domaine de la brocante ou de l’antiquité, aucun objet tangible susceptible d’une évaluation objective n’a finalement cours dans le monde généalogique. Et si l’avenir était dans les produits dérivés, même pour la généalogie ? Je m’inspire pour cela de ce qu’écrit Ronan Chastellier, maître de conférences à Sciences-Po, dans le dernier numéro de L’Entreprise. Pour lui, il n’est plus besoin de créer un univers fictionnel complexe pour avoir des produits dérivés renouvelant l’intérêt pour des produits hyper-banalisés. Pour lui, il y a désormais les produits dérivés 2.0, reposant sur des « personnages-logos » puissants, agissant de manière hypnotique, codifiés par des dessinateurs-graphistes et « mis en carte » sur les produits. Cette technique suppose le recours à des sites Internet pour disposer des informations nécessaires sur les personnages et les produits, avec en apothéose la réalisation d’une vraie oeuvre créatrice, style BD ou film. Notre seule limite dans ce domaine est notre imagination. Je suis persuadé qu’il y a des possibilités différentes de celles proposées par Notrefamille.com mais allant dans le même sens.



