Toujours dans le but de développer mes affaires, j’avais pris rendez-vous avec mon banquier. J’y allais en marchant sur des oeufs. Demander de l’argent, un prêt en l’occurrence, est toujours délicat. On ne cesse de nous seriner dans les revues qu’il faut bien préparer son dossier, que ce n’est pas si facile que cela à l’heure actuelle… J’ai été très agréablement supris de sa réaction. J’y allais simplement avec le devis des prochains projets. Avec Christophe auparavant, nous avions bien travaillé sur le prévisionnel. J’avais rédigé tout ce qui était nécessaire pour demander un financement à ma Plate-Forme d’Initiatives Locales. Mais là je n’y allais qu’avec mon devis, juste pour demander des renseignements sur le PCE : Prêt à la Création d’Entreprise. Mon banquier avait regardé avant notre rendez-vous la manière dont l’argent de la société était géré. Au cas où nous aurions été trop dépensiers, déjà dans le rouge ou que sais-je encore. Je présente donc mon devis, disant que je suis en contact avec Notrefamille.com et d’autres. Mon banquier n’en connaît aucun. Il me demande alors quelques précisions à leur égard. Je me permets, d’une toute petite voix, de lui dire que Notrefamille est la première société de généalogie en France cotée en Bourse. Il m’arrête de suite. Je suis en contact avec des gens sérieux. J’ai besoin de combien ? Il ne veut pas en savoir plus et suppose que les autres c’est pareil. C’est du lourd. Je ne lui ai pas précisé si des contrats étaient signés (ce qui n’est pas le cas) ni sous quelle forme le partenariat allait se mettre en place ( s’il se met en place, je n’en sais strictement rien actuellement). Je lui ai simplement parlé de « contact ». On ne peut pas faire plus vague comme terme pour un banquier. Etre en contact, cela veut dire tellement de choses. Mais cela a l’air de lui suffire ! J’ai besoin de combien ? 9 000 € ? Aucun problème ! Sur 5 ans ? Mais bien sûr, tout de suite ! Le taux est de 5.70% avec un différé de 6 mois. Les papiers à fournir ? Ah oui, peut-être, quand même : un prévisionnel sur 3 ans et quelques paperasseries identitaires. Mais bon, puisque c’est déjà prêt ou presque. Pour la Plate-Forme d’Initiatives Locales, je précise bien sûr que la banque me suit, me dit-il. Et c’est pour lui une formalité… S’il le dit, je veux bien le croire. Mais bon, nous verrons bien. Je crois que si j’avais eu le prévisionnel sur moi, il me signait le PCE et le prêt complémentaire nécessaire dans la foulée. Visiblement, il a très envie que je développe mon affaire. Vous savez quoi ? C’est toujours très agréable à entendre de la part d’un banquier !



