Le défi que je me suis lancé en début d’année avance correctement à mon sens. Un texte dont je suis satisfait est rédigé. C’est déjà bien. Tout compte fait, cela m’a pris moins de temps que je ne le pensais. Sans doute parce que j’étais inspiré par mon sujet, que celui-ci me prenait. Sans doute le fait de rédiger régulièrement sur le blog y a été pour quelque chose. Pas d’angoisse de la page blanche ni de la page noircie en tout cas. Même si je sais qu’il est forcément à améliorer. Forcément. Un texte parfait, cela n’existe pas. Comme je suis en dehors de mon champ de compétences, j’ai préféré le faire lire d’abord par des premiers lecteurs, issus de mon entourage : la famille d’abord (mère, beau-père, beau-frère), les connaissances ensuite (un ami généalogiste professeur de français, une amie de ma mère qui a travaillé dans l’édition, la personne qui m’aide à rentabiliser mon modèle économique). Qu’en pensaient-ils ? Me rassurer avant de commencer à chercher des éditeurs. Pendant qu’ils lisaient, j’ai cherché quels éditeurs pouvaient être intéressés : celui qui a déjà publié deux ouvrages d’analyse sur le même sujet ou proche de mon sujet me semblait indispensable. Celui qui a publié les ouvrages de littérature enfantine dont j’analyse un des personnages aussi. Ensuite, j’ai pris deux éditeurs nationaux, un éditeur régional et un éditeur qui cherche des nouveaux auteurs et des projets pouvant être intéressants internationalement. J’ai choisi aussi, toujours dans le but de me rassurer, deux éditeurs qui publient à compte d’auteur. Dans tous les cas, des éditeurs pas forcément très connus, qui reçoivent des milliers de manuscrits par an. Mes premiers lecteurs ont rendu leur copie : texte qui se lit facilement, plan clair, 3 fautes d’orthographe dans les 52 pages rédigées. Et s’ils ne connaissaient pas les personnages, cela leur a donné envie d’aller fouiller sur Internet, de lire au moins un, de regarder au moins un film. Pour comprendre. Ouf ! Je peux envoyer aux éditeurs. Je commence à recevoir les réponses. Les deux éditeurs qui publient à compte d’auteur sont intéressés. Cela m’a donné une première idée de l’ouvrage une fois terminé : une centaine de pages, un prix de vente aux alentours de 12 €. Et un coût de 2500 € aussi à assumer si je choisis cette option. Les deux éditeurs nationaux et celui qui a publié les ouvrages de littérature enfantine ont refusé mais une réponse que j’ai trouvé relativement positive. Ils refusent le manuscrit car à leur avis, celui-ci n’entretient pas de liens suffisamment étroits avec leur ligne éditoriale et non parce qu’il manque d’intérêt ou est de mauvaise qualité. Leur refus est dû à leurs dispositions éditoriales. Je me leurre peut-être, mais je trouve la réponse encourageante. Pour l’éditeur régional, je sais qu’il passe actuellement l’épreuve du comité de lecture. Pour les deux autres, je ne sais pas. Aucune nouvelle d’eux. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Peut-être. Allez savoir. Mon beau-frère, vivant en Australie depuis une dizaine d’années, me le traduit en anglais. Cela peut être utile, sait-on jamais ? Je trouve qu’en 5 mois, cela a pas mal avancé. Va-t-il être réussi ? Peut-être.