Stratégie de la bienveillance. Le titre peut paraître surprenant. En fait, c’est une stratégie pour les doux, les gentils, les poètes, ceux qui n’ont pas forcément envie d’écraser les autres pour réussir. Cela ne semble pas possible ? Et pourtant, d’après la lecture que j’ai en ce moment, il semblerait que si. J’ai trouvé que, pour un généalogiste professionnel, cela pouvait être un bon plan. C’est ouvrir le jeu dans la coopération, s’y tenir tant que l’autre coopère, y revenir dès que l’autre recommence à coopérer. C’est n’avoir aucun état d’âme à refuser immédiatement et systématiquement son concours aux refus de coopérer. C’est enfin offrir un choix très clair à chaque échange : réussir ou échouer, qu’est-il préférable ? Pourquoi un bon plan pour un professionnel ? Tout d’abord vis-à-vis de nos clients. Etre bienveillant, cela ne peut que fonctionner. Coopérer ensemble pour trouver les ancêtres manquants, instaurer le dialogue, montrer aux clients qu’on leur consacre tout le temps dont ils ont besoin. Qu’y a t-il de mieux pour eux ? Vis-à-vis des confrères, s’ils en ont envie. Aller ensemble vers un même but, mettre ensemble nos qualités pour, par exemple, améliorer les chiffres d’affaires de chacun. Je mets un iota volontairement : s’ils en ont envie ! Vous vous souvenez, le métier de généalogiste est un métier solitaire. Si on est solitaire, on n’a pas forcément envie de coopérer. On est et on reste solitaire. Même si je reste persuadé que cela ne peut apporter que du plus. Les chambres syndicales auraient alors un autre rôle que celui d’avoir une carte professionnelle et de pouvoir payer une RCP chez le même assureur. Elles seraient bienveillantes vis-à-vis de leurs adhérents. Le rêve ! Une utopie peut-être. Personnellement, je trouve que c’est une belle stratégie. Et vous ?



