Lorsque les Archives Départementales du Gard ont déménagé, il a fallu trouver un sujet de recherche collective qui puisse se faire hors de celles-ci. Il fallait donc oublier tout ce qui était état civil, BMS et autres archives inaccessibles. Les Archives Municipales de Nîmes ne pouvant nous recevoir, la promotion était trop nombreuse pour leurs places assises, direction le Carré d’Art. Pouvait-il nous recevoir ? Sur quoi était-il possible de les faire travailler ? Sinon où ? Les Archives diocésaines de Nîmes ne reçoivent pas le vendredi. Faut-il envisager un autre jour ? Peut-être faut-il commencer à envisager une recherche hors du Gard. Mais où ? Avignon ? Montpellier ? Bref, une grande inconnue en plus du choix du sujet. Nîmes a cette particularité d’être à la fois catholique, protestante et juive. Et il se trouve que le Carré d’Art a un fonds hébraïque, notamment le fonds du docteur Simon. Des centaines de fiches Bristol de la taille d’une carte postale, d’une écriture minuscule, sur toutes les familles juives de Nîmes. Cool ! Et le Carré d’Art est prêt à nous recevoir. Cool ! Et dans toutes ces fiches se trouvent celles d’Adolphe et de Ferdinand Crémieux. C’est le moment ou jamais de relever un défi pour les DU :Travailler sur un fonds hébraïque et les sortir de leur zone de confort. Car à ma connaissance, aucun n’a fait de recherches sur ce type d’archives et de familles. Cela va être une grande découverte pour tout le monde, y compris pour moi. Vont-ils être prêts ? Suis-je prêt ? Allez zou, c’est parti ! A la grâce de Dieu et advienne que pourra. La vie généalogique est un défi permanent, nous le savons tous. Rencontre avec les différents responsables du Fonds Patrimoine du Carré d’Art. Comment organiser cela ? Est-il possible de numériser les fiches de la famille Crémieux pour que chaque étudiant puisse avoir une copie provisoire (pas question qu’elles sortent du Carré d’Art) ? Où s’installer ? Bref nécessité de prévoir toute la logistique avant leur débarquement en mai. Parce que cela va être un vrai débarquement et un défi à relever aussi pour le Carré d’Art. Toute une promotion qui arrive pendant cinq vendredis. Les lecteurs vont-ils les supporter ? L’entente sera-t-elle cordiale ou pas ? Et au mois de mai, la grande aventure a commencé pour cinq séances. Youhou !