Le titre peut paraître provocateur. Il l’est un peu. En fait, je viens de passer deux jours dans un service d’Archives et j’ai apprécié de pouvoir travailler comme un professionnel. Si je puis dire… Je m’explique : d’habitude, la plupart du temps, les services font un distinguo entre les familiaux et les successoraux, au détriment des premiers. C’est parfois à la limite d’un dossier déposé à la Halde pour discrimination. Vous me connaissez, j’ai toujours tendance à exagérer. Mais vous voyez l’image. Là, pour une fois, j’avais en face de moi une présidente de salle qui a compris que j’étais là pour bosser et pas pour autre chose. Donc, plutôt que de m’accorder deux-trois documents à la demi-heure, elle a ouvert le robinet comme d’autres peuvent le faire uniquement pour les successoraux. La première heure, j’ai pu sortir plus de trente documents, faire des photos au fur et à mesure que je trouvais mes actes. Bref, enfin, j’ai avancé dans mes recherches. Ce que j’ai apprécié ! Un véritable confort. Je ne sais pas combien de documents j’ai pu sortir, au bout d’un moment j’ai arrêté de compter. Nous n’étions que six lecteurs dans la salle, on a dû sortir autant de documents que si nous étions une palanquée. Le magasinier n’a pas eu le temps de chômer, entre les uns et les autres. Le pauvre, toutes les demi-heures, cela a été le jackpot. Deux longues journées de douze heures. Mais merci à cette présidente de salle.