Je viens de rencontrer mon expert-comptable. Ma demande du départ a été vite transformée. Au départ, ma question était la suivante : comment mieux fidéliser les personnes qui viennent me voir uniquement pour une facture ? Comment faire en sorte que les commandes ne soient plus ponctuelles ? Très vite, la question a basculé : quels produits créer ? Le but n’est plus forcément de faire du travail de bénédictin non rémunérateur et très gratifiant, mais de vivre de son métier. Et pour cela, une seule solution : créer des produits généalogiques. La vision de mon expert-comptable est relativement simple. Pour pouvoir vivre de son métier, il faut vendre son métier, vendre des produits packagés, rentables relativement vite. Simple mais efficace ! Faire du travail de bénédictin, c’est bien mais on en vivote. Sans un bon coup de rein, selon lui, la profession de généalogiste familial dans 10 ans n’existera plus. Il faut donc la ré-inventer, se prendre en main avant, devenir des commerçants. Sinon c’est mort. Et dix ans, encore c’est un temps important pour lui. Sans doute ce sera moins. Il est expert-comptable, donc très objectif, pas dans la passion comme je peux l’être concernant mon métier. Il se contente de regarder les chiffres, de les analyser. De ce côté-là, la conversation que nous avons eu, l’idée que je lui ai présentée, va dans le bon sens. Bon bien sûr, il y aura un temps de latence, nécessaire pour se faire connaître. Normal ! Mettre un peu de couleur, de bling-bling. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Pour que ce temps de latence soit le plus court possible, la mariée doit être affriolante. Bref, selon lui, nous sommes, Christophe et moi, sur le bon chemin. C’est pas le moment de se décourager, le bout du tunnel est bien visible. Je suis ressorti de la conversation rassuré. Prêt encore plus à foncer.