Habituellement, les technologies que des firmes particulières possèdent deviennent avec le temps de moins en moins leur propriété exclusive. L’information se diffuse. En généalogie, il n’y a pas, à ma connaissance, de technologie particulière, possédée en propre par les professionnels. Sur quoi peuvent-ils alors s’appuyer pour montrer leur professionnalisme ? En effet, les méthodes de travail sont les mêmes pour les généalogistes amateurs que pour les professionnels. A la rigueur, le professionnel peut arguer de sa connaissance parfaite du dépôt, de sa connaissance d’autres types de documents qui vont permettre d’avancer dans la connaissance des ancêtres. Ce n’est pas vraiment sur cela, cette méthode de travail, qu’il va pouvoir justifier son prix. Il peut arguer sur sa formation, à la rigueur. Il me semble que là où il peut vraiment jouer son rôle, et se protéger, justifier ses tarifs sans que personne n’y trouve à redire, c’est dans la recherche et le développement. Il connaît parfaitement la généalogie. Il en connaît tous les tenants et les aboutissants. Il en perçoit parfaitement toutes les facettes. Il est alors en capacité de créer de nouveaux produits utilisant la généalogie comme support, utilisant ses méthodes de recherche. Un exemple ? La paléographie. Quand j’ai appris celle-ci à l’université dans le cadre de mes études, on m’a toujours demandé : de respecter l’orthographe du texte. de rétablir les paragraphes, la ponctuation, les accents, les majuscules. Et ça, cela s’utilise en français sans aucune difficulté, dans le cadre de cours. Demander à un élève, à partir d’un texte frappé à l’ordinateur (pour lui éviter d’avoir à lire une écriture différente de la sienne, ne rajoutons pas les difficultés), de respecter l’orthographe, de faire ensuite une recherche avec le dictionnaire sur les mots qui s’écrivent différemment, de rétablir paragraphes, ponctuation, accents et majuscules permet de travailler les règles de français de manière plus « ludique ». C’est une méthodologie que le généalogiste professionnel peut proposer à des centres de formation par exemple. Le généalogiste a alors une expérience que n’a pas le formateur ou le professeur. Ils sont alors complémentaires. Et cela peut être une méthodologie protégée juridiquement, franchisé à la rigueur si cela rencontre vraiment le succès. Cela peut être une nouvelle source de revenus pour le généalogiste.



