Après avoir vu les communautés d’habitants, aujourd’hui nous allons parler des différentes divisions ecclésiastiques. L’Eglise avait en effet un poids prépondérant sous l’Ancien Régime et même au XIXe siècle. Comment était -elle organisée ? Là encore, nous pouvons remarquer l’importance du monde romain. En effet, jusqu’en 1789, l’Eglise chrétienne s’est moulée dans le cadre administratif de la romanité. Les porvinces ecclésiastiques n’ont pratiquement pas changé de limites. En 1317-1318, après la Croisade contre le Catharisme, 16 évêchés ont été créés dans le Sud Ouest. Ce n’était pas le moment que cette hérésie revienne. Il valait mieux surveiller les populations. Il y eut d’autres modifications mineures. Si cela vous intéresse, vous pouvez lire avec intérêt l’ouvrage d’Alfred Fierro-Domenech intitulé « Le Pré Carré ». Ce qui important de retenir c’est qu’en 1789, la France compte le même nombre de provinces et d’archevêchés qu’un millénaire auparavant. Le Comité ecclésiastique de l’Assemblée va modifer cela. Désormais, il y aura un évêché par département. De ce fait une cinquantaine disparaissent. Mais le Concordat change encore la donne en 1801. 1905 : loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Nouveau bouleversement dans le nombre d’évêchés et d’archevêchés. Dans le Languedoc, les diocèses sont également sous l’Ancien Régime des circonscriptions civiles au rôle croissant. Le problème, c’est que parfois les limites des diocèses civils et des diocèses religieux ne sont pas les mêmes. En effet, certaines communautés limitrophent débordent sur les diocèses religieux voisins. Le diocèse civil englobe l’intégralité des communautés. Ce n’est pas le cas des diocèses religieux. Et cela pouvait poser des problèmes lors de la constitution des communes et nonobstant des départements.