Après avoir vu les divisions ecclésiastiques et féodales, voyons maintenant quelles étaient les divisions de l’administration royale. Nous allons commencer par l’échelle la plus basse, les prévôts, et leurs supérieurs directs, les baillis et sénéchaux. Les prévôtés : Il s’agit d’un cadre de fonctionnaires territoriaux mis en place par les Capétiens. Les premiers apparaissent sous Robert II le Pieux, fils de Hugues Capet. Entre le XIe et le XIVe siècle, 260 prévôtés ont été mises en place. Plus de la moitié sont situées au nord : Ile-de-France, Orléanais, Champagne. Les bailliages et les sénéchaussées : Les prévôts avaient une fâcheuse tendance : confondre autonomie et indépendance. Afin d’éviter qu’ils n’échappent à son autorité directe, le roi au XIIe siècle crée les baillis (sénéchaux dans le Midi de la France). Leur fonction première : inspecter les prévôts. Mais le nombre de ces derniers augmentant, ils deviennent un échelon intermédiaire. Les baillis ont quatre fonctions principales : Représentants du pouvoir central, ils assurent l’administration de leur circonscription. Magistrats, ils jugent en appel les cas jugés préalablement devant les prévôts. Fonctionnaires des finances, ils contrôlent les impôts récoltés par les prévôts. Ils versent ceux-ci au Trésor royal. Chefs militaires, ils lèvent le ban et l’arrière-ban pour les mener à l’armée du roi. Habituellement, ils ne sont pas inamovibles et restent au maximum trois ans à la tête d’une même circonscription. De même que le nombre de prévôtés a augmenté, le nombre de bailliages et sénéchaussées a suivi, sachant que leurs limmites ont varié suivant le temps. Ce qui nous intéresse, nous, en tant que généalogiste, ce sont les actes de justice passés devant les sièges des sénéchaux. Si vous lisez attentivement les minutes notariales, vous verrez que, souvent, quand il y a un procès pendant devant cette cour, les parties préfèrent passer un accord devant le notaire et clotûrer ainsi leur procès.