Un de mes collègues m’a reproché que j’étais (à son goût) trop préoccupé par mon rôle d’employeur. il me semble que, pourtant, c’est important surtout si l’on veut se faire reconnaître comme de véritables professionnels et non comme des « amateurs-professionnels ». Suite donc de mes aventures concernant la poursuite du contrat de mon salarié. Depuis quelques jours en effet cela bouge. Suite à la réponse du directeur de l’ANPE, je ne me suis pas démonté. J’ai d’abord écrit à Monsieur Jean-Louis Borloo lui-même. Son chef de cabinet vient de me répondre : le courrier a été transmis au Préfet du Tarn qui va étudier attentivement la situation et qui me donnera une réponse. J’ai répondu aussi au directeur de l’ANPE. En voici quelques extraits : J’ai bien intégré que les renouvellements de CIE sont exceptionnels, soumis à des éléments forts garantissant une insertion professionnelle durable, ainsi qu’aux orientations du service public de l’emploi fixant le volume des aides mobilisables. J’ai bien intégré aussi qu’en ce qui concerne la convention CIE liée au contrat de travail de Monsieur CF, vous n’accepterez le renouvellement de celle-ci qu’à la condition d’un contrat CDI temps plein avec une durée maximale d’aide restante de votre part de 4 mois (7 mois d’aide lors du premier contrat ôtés de 11 mois d’aide totale). Rédiger un contrat CDI à Monsieur CF, personnellement, ne me gêne pas. Le lui rédiger actuellement pour un temps plein m’est absolument impossible. Un temps plein signifie que mon CA HT doit être doublé pour pouvoir le payer. La seule chose à laquelle je peux m’engager avec lui, et j’ai été très clair sur ce point qu’il a parfaitement compris, c’est de pouvoir l’embaucher d’abord à mi-temps dans le cadre d’un contrat aidé. Puis, au fur et à mesure que le CA HT augmentera, ses heures de travail suivront (mais l’aide versée par le CNASEA restera identique à celle fixée lors de la signature de la convention). Ce fait-là est réaliste dans le cadre de mon marché économique. En attendant, je lui ai donc rédigé sa feuille jaune ASSEDIC pour qu’il puisse se ré-inscrire comme demandeur d’emploi. Je vous pose la question : quelle était la meilleure solution d’insertion professionnelle durable pour Monsieur CF ? Voir son contrat prolongé avec une garantie d’augmenter les heures au fur et à mesure du développement de l’activité économique ou un retour vers le chômage ? En outre, cette mise au chômage ne convient ni à lui ni à moi. Je ne sais en effet comment je vais caser dans mon emploi du temps déjà fort chargé (12 heures de travail par jour, 6 jours sur 7, ce qui est un rythme normal pour un jeune entrepreneur installé depuis novembre 2003), les 86 heures qu’il effectuait pour moi. Votre volonté de ne signer qu’un CDI temps plein, à l’exclusion de toute autre solution, désorganise donc mon entreprise et va m’entraîner des coûts supplémentaires lors de mes déplacements professionnels. Attendons d’avoir les réponses.