Lors de différentes discussions avec des partenaires ne se connaissant pas, nous sommes tombés d’accord sur un point : la généalogie change. Il y a deux types de publics : Les chercheurs, passionnés, qui font cela pendant des années. Les consommateurs, qui profitent de ce qu’ont fait les autres. De ce fait, cela me pose une question : Qu’est-ce qu’acheter de l’information généalogique ? Le premier type de public, qu’il soit amateur ou professionnel, est à la fois producteur et auteur d’information. En effet, d’une certaine manière, il collecte et sélectionne de l’information primaire (BMS, NMD, actes notariés). Il indexe celle-ci (classement Soza-Stradonitz par exemple ou relevés systématiques). De par son action, il consolide aussi les opérations de mises à jour. En effet, il est toujours à la recherche de l’information la plus exacte. Et cette information, il la met à disposition des autres par le biais de bases de données. Il propose de l’information structurée et organisée. Ces bases de données peuvent être de quatre types en théorie : Bibliographiques : je travaille sur une famille et, en même temps que je recherche les actes originaux, je recherche aussi quelles sont les sources qui ont déjà fait des travaux sur elle. Et surtout, je cite mes sources pour éviter le pillage. Texte intégral (rarissime car très chronophage) : Je recopie in extenso les actes que j’ai trouvé et je les mets à disposition du plus grand nombre. Factuelles ou numériques : Je vais plus loin dans ma recherche et je mets à disposition des données chiffrées (souvent d’ordre démographique) sur les familles que j’ai trouvé. Images : je mets sur Internet les photos numériques que j’ai faites (C’est le cas surtout des services d’Archives). Cette information acquiert une valeur de ce fait. C’est, je crois, cette valeur que recherche le deuxième type de public. C’est tellement plus simple de faire sa généalogie en quelques clics d’ordinateur ! Le seul problème, et il est de taille, c’est que souvent ce deuxième type d’utilisateurs ne comprend pas le temps que l’on peut passer à mettre en place ces outils. Je me souviens d’un client qui n’a pas compris que la famille de métayers que je recherchais pour lui était une famille qui bougeait, avec en plus un nom peu courant qui était transformé au fur et à mesure de leurs déplacements. La retrouver avec exactitude prend du temps. Il me disait qu’en quelques clics d’ordinateur, lui, il l’aurait trouvé plus facilement. Sauf que les données n’étaient pas disponibles sur la Toile ! Il fallait se confronter aux documents, à leurs lacunes, aux difficultés de la recherche. Et cela, il ne voulait pas le faire personnellement sinon il n’aurait pas fait appel à mes services. Il me semble qu’il y a encore du travail d’explication à faire pour que ces deux types de public se comprennent et s’apprécient.