Je vous avais parlé de mes lunettes noires volées en salle d’archives. J’ai eu deux réponses à cette note. J’ai voulu vous les faire partager. La première vient de Charles Hervis qui, très humoristiquement, m’a demandé s’il fallait lancer un appel à témoin dans la RFG. Il ajoute ensuite que, dans ces lieux où nous sommes censés n’être que des chercheurs, dans ces lieux somme toute un peu confinés, le vol existe aussi bel et bien. Pas besoin alors de mettre tous les maux de la terre sur une partie bien ciblée de la population, sur des lieux bien ciblés de nos villes, qui nous servent de bouc émissaire. Je suis tout à fait en accord avec ses propos que j’espère de pas avoir trop déformés. Merci en tout cas pour ce rappel que, parfois, dans nos lieux confinés, protégés que sont les salles de lecture des Archives Départementales, nous pouvons oublier sans le vouloir. La deuxième réponse m’est parvenue aujourd’hui, par le biais d’une enveloppe bulle. Une dame, prénommée Nicole, habitant la région toulousaine, a pris la peine de chercher mon adresse personnelle et, en attendant soit que je retrouve mes lunettes noires, soit que j’en ai une nouvelle paire, m’envoie dans cette enveloppe bulle la paire de lunettes noires de son ami. Pour que je puisse continuer à consulter les écrans d’ordinateur. Cette réponse m’a beaucoup touché. Son acte est complètement gratuit, pur même. Pour moi, il s’agit d’un véritable don dont je voudrais la remercier. Avec un tout minuscule bémol : elle a omis de me laisser son adresse. En effet, pour moi, il ne peut s’agir que d’un prêt de sa part. Je ne veux surtout pas gêner son ami plus tard. Mais j’ai trouvé ce geste-là très très beau, magnifique. Un pur et véritable don que j’apprécie et qui me touche. Comme quoi, la solidarité existe encore dans notre communauté généalogique.