Je suis en contact avec de futurs professionnels. J’aime beaucoup leur approche de ce métier qui me passionne. Ils ont un recul que n’ont pas forcément les professionnels installés. En tout cas, ils se posent des questions, ils cherchent de nouvelles niches. Pour moi tout cela est très positif et, avec son autorisation, j’ai voulu vous faire partager l’opinion d’un de ceux-ci. Voici donc ce qu’il m’écrit après être allé sur mon site personnel et avoir parcouru mon blog : » Ce qui m’attire dans votre approche du métier, c’est le caractère innovant de votre démarche. On sent qu’il y a dans cette dernière un dynamisme et une énergie créatrice très forts. La créativité et l’optimisme sont deux qualités que j’apprécie beaucoup et je trouve que vous les adaptez parfaitement bien à votre activité professionnelle. C’est du moins ce que je ressens après avoir parcouru votre site et votre blog. Il est vrai que c’est un reproche que je fais généralement aux professionnels de la généalogie: c’est de ne pas aller au devant de la clientèle, d’être beaucoup trop dans l’attente et de ne pas savoir innover dans le domaine. Cette passivité est la responsable, je pense aussi, de beaucoup d’échec de jeunes entrepreneurs. Le monde de la généalogie professionnelle n’en est qu’à ses balbutiements et il ne demande qu’à évoluer. Et je pense que ce sont des gens comme vous qui parviendront à « dépoussierer » l’image que peuvent avoir de nombreuses personnes de cette profession. Il faut garder ce dynamisme et bouger, sans cesse bouger ! Savoir innover et s’adapter, c’est une question de (sur)vie pour ce genre d’activité en pleine mutation. » Les compliments sont toujours agréables à entendre mais ce n’est pas pour eux que j’ai choisi cet extrait de correspondance. Des mots comme « dépoussiérer l’image », « évoluer » ou « activité en pleine mutation » me parlent beaucoup plus. Mëme si le métier est relativement jeune, il est déjà en train de se transformer. Je trouve que ceux qui veulent s’installer s’en rendent beaucoup plus rapidement compte que nous. Je suis par exemple surpris que, d’après ce que j’en ai entendu dire, l’USGP, censée représenter tous les généalogistes professionnels, virerait plutôt uniquement vers les généalogistes successoraux et leurs questions alors qu’elle pourrait être un moteur de création, de réflexion pour tous. Et qu’il y aurait un certain mépris vers nous autres familiaux ou une indifférence polie de sa part. Le critère de cela pourrait être le montant du CA HT que nous générons, bien inférieur à celui des successoraux. Bien sûr, tout cela c’est ce qu’il bruisse dans les couloirs. Reste à le vérifier. Faudraiit-ilse réunir entre familiaux de manière informelle, hors de toute chambre, par le biais du volontariat, pour proposer des solutions ? Et pourquoi pas ? Pourquoi attendre ? Ceux qui s’installent, en tout cas ceux qui me contactent, me semble-t-il, ont besoin de notre enthousiasme, que nous, professionnels installés, puissions leur apporter aide et espoir.



