C’est bizarre, après trois jours de Congrès, de se replonger dans le quotidien. C’était mon premier Congrès mais j’ai eu l’impression d’être hors réalité. Pas de courrier, pas de télé, pas de téléphone, pas d’Internet. Rien qu’une bulle. Une bulle dans laquelle je ne parlais que de généalogie, où je faisais attention exclusivement aux personnes qui venaient me parler ou admirer l’arbre généalogique en marqueterie que j’avais exposé. Mais j’en suis relativement satisfait. Beaucoup de contacts informels (Que vont-ils donner ? Seul l’avenir nous le dira), quelques commandes payées sur place, quatre personnes qui m’ont donné leur adresse et pour lesquelles il faut confirmer les modalités de commande. Une conférence qui s’est bien passée malgré des débuts très laborieux. Sans doute parce que j’ai changé mon fusil d’épaule au dernier moment et que je stressais la concernant depuis des jours et des jours. La majorité des acteurs professionnels du monde de la généalogie qui sont venus me saluer, y compris ceux auxquels je ne m’attendais pas. D’autres, avec qui je suis en contact régulier, qui ont fait comme si je n’existais pas. Quelques inimitiés ou indifférences aussi, sans que j’en comprenne forcément la cause. Bref, une vie dans une bulle. Des gens qui, quand ils ont vu mon nom, sont spontanément venus me proposer leur généalogie Cosson et me l’ont donné. Moi qui jusqu’à présent avait scrupule à ce sujet, pensant que je les exploitais en tant que professionnel si je les acceptais, j’ai changé d’avis lors de ce Congrès.Parce que j’ai vu, j’ai touché le plaisir qu’ils pouvaient avoir à ce sujet. Parce que j’ai pris cela comme un cadeau, un don de leur part. Et qu’un cadeau, cela ne se refuse pas. Parce qu’ils étaient prêts à aider. Peut-être mon nom, ma petite réputation professionnelle les ont-ils attirés. Je ne sais pas. Mais j’ai ressenti leur plaisir de le faire, de pouvoir partager sur ce nom de famille qui nous reliait même si nos familles respectives n’étaient pas du même endroit. Et c’est très appréciable. Et là, retour au quotidien : courrier à dépouiller, téléphone, factures à envoyer ou à payer, paléographie, recherches à effectuer. Le quotidien d’un entrepreneur en généalogie, quoi. Je pense qu’il me faudra un peu de temps pour complètement sortir du Congrès. Digérer celui-ci.