J’ai rajouté un commentaire à ma dernière note. Mais tout le monde ne lisant pas forcément les commentaires, j’ai préféré le mettre aussi sous forme de note. Je crois que cela peut faire réfléchir. Actuellement, le SMIC mensuel brut est de 1337,70 €. Si on calcule à l’année, cela fait un montant brut de 16052,40 €. Imaginons que ce montant-là soit le montant du bénéfice réalisé par le généalogiste professionnel. Et on remonte alors, en rajoutant les charges petit à petit, jusqu’à obtenir un montant de CAHT. Par charges, j’entends Sécurité Sociale (6,5% du bénéfice), retraite (8,6% du bénéfice + 756 € de complémentaire + 76 € pour invalidité et décès), Urssaf (5,4% sur 11000 € + 8 % sur 11 000 € et sur le montant de la Sécurité Sociale et sur le montant de la retraite + 46 € pour la formation) et des frais généraux équivalents à 60% du bénéfice. Ce montant de CAHT obtenu est alors divisé par 1050 heures. C’est notre nombre d’heures facturables de production en considérant qu’on travaille 5 jours par semaines, 50 semaines par an (seules sont enlevées 2 semaines de fermeture des AD, les vacances ne sont pas prises en compte, et souvent on profite des semaines de fermeture pour récupérer le retard qu’on a pu prendre dans nos autres tâches), que seuls 3 jours de travail sont possibles dans la semaine (deux jours étant pris par les trajets, la comptabilité, le commercial…) et en prenant en compte 7 heures de travail effectif journalier (les Archives n’ouvrent presque jamais 8 heures d’affilée). Nous arrivons à un tarif horaire d’une trentaine d’euros. C’est peu ou prou notre tarif horaire TTC. Sachant que les frais de déplacement sont remboursés par le client, que ce sont des frais que le généalogiste professionnel avance. Ils n’entrent donc pas dans la rémunération. Alors, connaissez-vous une profession libérale qui travaille pour toucher un SMIC brut mensuel ? Personnellement, à part nous, non.



