Toujours sur ma commune de Réalmont à faire des recherches pour un de mes clients, presque à la fin, j’ai trouvé un petit texte que j’ai eu envie de vous faire partager (je vous le résume) : Le 25 avril 1790, après l’offertoire et la messe de paroisse, le curé a prononcé, entre le choeur et la nef, un discours sur le patriotisme. A la réquisition du maire de Réalmont, des ses officiers muncipaux et à la réquisition aussi de l’état major de la milice nationale, en leurs présences, il a ensuite procédé à la bénédiction des drapeaux de ladite milice. Je ne sais vous mais personnellement, dans un registre paroissial, je n’ai jamais trouvé ce type de cérémonie pendant la Révolution. J’en ai supposé que le prêtre était pro-révolutionnaire. Ethnologiquement parlant, bénir les drapeaux peut se rapprocher de la bénédiction des croix de rogations ou des récoltes. C’est une manière de vouloir apporter de la chance, de mettre ceux qui sont là, ceux qui seront dessous, ceux qui vont se battre sous la protection exclusive de Dieu.