Vous vous rappelez peut-être de cette phrase prononcée lors du procès de Louis XVI. Pour qu’il puisse entendre la sentence si mes souvenirs sont exacts. Les Révolutionnaires lui avaient donné ce nom en souvenir du fondateur de la lignée : Hugues Capet. Ce que les Révolutionnaires ne savaient pas, c’est qu’une famille noble portant le nom de Capet existe. J’en ai trouvé trace sur les registres paroissiaux de Saint André de Léjos, commune de Lamillarié, dans le Tarn. Vu les prénoms portés, je subodore une origine protestante. Leurs épouses ne sont pas nobles, mais appartiennent à la petite bourgeoisie, voire à la grosse paysannerie. Est-ce la raison pour laquelle cette famille ne porte pas la particule ? Sans doute pas. Seule la mention de noble, systématiquement accolée à leurs prénoms, quelle que soit la génération, permet de savoir qu’elle appartient à la noblesse. Ou qu’elle essaie de s’y raccrocher. Je n’ai pas poussé plus avant la recherche pour savoir ce qu’il en était exactement. Mais en tout cas, pour cette famille, la relation noble = particule est complètement erronée. Depuis le temps que tout le monde l’écrit… Tout à côté, peut-être lointainement apparentée vu la profession de métayer qu’elle exerce, sur la commune de Réalmont, à la fin du XVIIIe siècle, paroisse Notre Dame du Taur, on peut trouver une autre famille Capet. Une famille de métayers, brassiers. Bref, rien à voir avec la noblesse. Mais Capet quand même. Et bien sûr, rien à voir avec le Hugues précédemment cité. Ce n’est qu’une coïncidence. Capet n’était en effet qu’un surnom donné à Hugues pour le distinguer de son père qui portait le même prénom que lui.