Après une semaine un peu folle (et ce n’est pas fini, vu comment s’entame la suivante), je peux enfin retrouver un peu de temps pour rédiger. Cette fois-ci, je voudrais vous parler de la mort de Jean Calmes. C’est un acte que j’ai trouvé sur la paroisse de Saint Just sur Viaur, en Aveyron, et il m’a interpellé. Je ne le trouve pas en effet logique. Jean Calmes, régent des écoles, époux de Marie-Anne Sudriès, décède le 17 septembre 1747 à Saint Just sur Viaur. Contrairement aux autres décès, le prêtre y va de son petit laïus pour commenter ce décès. Jean Calmes était selon lui un fameux régent. Sa mort est une perte pour la communauté de Saint Just. Il sera unanimement regretté de tout le monde. Jusque là tout va bien. Les violons ne font pas de fausses notes. C’est la phrase suivante qui me fait émettre un doute. En effet, Jean Calmes, écrit notre curé, est décédé « atteint de poison ». Cela veut-il dire qu’il a été empoisonné ? Et dans ce cas-là, par qui ? Si tel est le cas, le mot « unanimement » est peut-être un chouïa trop fort. Quelqu’un au moins lui voulait du mal. Ou bien s’est-il empoisonné, en mangeant par exemple des champignons vénéneux (cétait la saison) ? Rien de tout cela n’est précisé. Mais un doute peut être émis. Une simple phrase et cela peut nous amener dans des recherches où l’on ne soupçonnait pas aller au départ. Mais c’est aussi cela qui fait l’intérêt de la recherche. Se laisser guider.