Cela peut paraître idiot de le dire ainsi : l’avenir est devant moi. C’est une telle lapalissade. Je vois plus cette phrase comme une volonté de rebondir, de ne pas me laisser abattre. Le départ de Christophe a été une claque, autant le reconnaître. Tout était en place pour notre réussite et il a préféré s’en aller pour raisons personnelles. C’est son choix et je le respecte. Même si j’ai somatisé ce départ. Hier, nous avions rendez-vous avec le banquier pour régler notamment avec lui la question des prêts. Aujourd’hui, rendez-vous avec l’expert-comptable pour mettre en place l’acte de séparation, la cession des parts et autres joyeusetés. Et maintenant, il me faut préparer l’avenir. C’est la seule chose qui doit compter. Mon emploi du temps est quelque peu perturbé. Mais je vais arriver à le caler. Il le faut. Le départ de Christophe ne doit pas m’empêcher de préparer les prochains projets. Mes partenaires comprennent bien sûr que ce n’est pas simple et compatissent. Mais il y a des projets à mettre en place. Des clients à satisfaire ou à aller chercher. C’est tout ce qui doit compter désormais. Pour moi, les sites Internet, le portail, ne sont que la première étape. J’ai toujours pensé qu’un généalogiste familial peut gagner autant qu’un généalogiste successoral. Je me suis fait traité d’utopiste. Mais c’est un leitmotiv qu’on ne me sortira pas. En tant que généalogiste familial, ma seule limite c’est mon imagination. Sus aux prochains projets donc ! J’ai commencé d’ailleurs à vous en parler dans mes précédentes notes. Il me faudra trouver des solutions pour combler le départ de Christophe. Cela tourne déjà dans ma tête. C’est plutôt bon signe. J’envisage. Je suppose. Je prends conseil. Je cherche. J’essaie d’imaginer ce qui pourrait m’être le plus utile et qui me coûterait le moins cher, pour ne pas grever les finances de la société. Je sais que je vais trouver la solution légale, idéale, et la personne qui va avec. Car je ne vais pas pouvoir longtemps bosser 20 h par jour. Mon corps ne le supportera pas. L’avenir est devant moi. C’est le seul horizon à regarder.



