Innover, ce n’est pas forcément être assis tout seul dans son bureau devant une page blanche à attendre que l’inspiration arrive. L’angoisse de l’écrivain, très peu pour moi. Personnellement, je préfère m’inspirer de rencontres fortuites, d’associations d’idées contradictoires, de changements de régime. Voir mon monde sous un autre jour, grimper sur la table pour mieux l’observer. Je viens de découvrir qu’il existe des attitudes communes à tous les créatifs. 1/ Se mettre à la place de ses clients. Cela peut paraître bête dit comme cela mais c’est quand même indispensable. Ce sont eux les acheteurs, nos salaires viennent d’eux. 2/ Briser les codes. « Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles » disait Jean Cocteau. Sortir du cadre, élargir son champ de vision. Créer de nouvelles niches. Regarder autrement. 3/Réinventer son métier. Et pour cela, il existe deux sortes de créativité : imaginer des liens et des associations en jouant avec les concepts ou rassembler des éléments pour élaborer de la valeur. Réinventer son savoir-faire. Accomplir une révolution d’une manière ou d’une autre. 4/ Réfléchir à plusieurs. Le brainstorming tout seul, vous m’excuserez l’expression un peu triviale, mais c’est de la masturbation intellectuelle. A deux c’est quand même beaucoup plus intéressant. Une idée c’est fragile, mieux vaut la porter à plusieurs. 5/ S’inspirer de l’existant. Jouer des analogies, adopter de nouvelles méthodes de travail. Et si c’est un tournesol qui vous inspire un nouveau projet, eh bien c’est un tournesol ! Quelle importance ! L’important c’est le projet ! 6/Faciliter la prise de risque. Pas de Monday Morning Meeting, pas de vendredi imposé sans cravates. L’essentiel n’est pas là. Un exemple ? Le 22 mai, je participe à un repas en soirée où pour que tous les participants puissent se connaître et se parler, on changera de table et de convives à chaque plat. Pour 22 € par personne, cela peut déclencher de belles opportunités d’affaires. 7/ Transformer la contrainte en opportunité. Anticiper grâce aux sorties de piste, aux contraintes. Je me suis rendu compte, au fur et à mesure que je lisais ces sept clés, que peu ou prou je les utilisais toutes. Je comprends mieux de ce fait mon décalage avec mes confrères, leurs mails de menaces ou d’insultes. J’ai compris aussi que pour survivre, dans un monde généalogique qui arrive à maturité, il faut faire la différence. Et que cela peut ne pas passer.



