Hier, aux Archives Départementales de la Haute-Garonne, j’étais en salle des microfilms à la recherche d’une famille dont le nom est courant en Occitanie : Hébrard. Sur un siècle, quelle ne fut ma surprise de trouver de nombreuses graphies de ce nom. En effet, alors que la famille était sur des communes limitrophes, au fur et à mesure qu’elle changeait d’endroit -et elle en a changé souvent, étant une famille de métayers-, le nom se transformait. Ainsi j’ai trouvé des Hebra, Ebra, Ebrard, Ibrard, Hébrard. Parfois, deux frères portaient un nom différent : Hebra pour l’un avec jugement modificatif du tribunal d’instance pour fixer ce patronyme, Hébrard pour l’autre. Personnellement, j’ai l’habitude en tant que professionnel et je n’en tiens pas compte. Je prends toujours les diférentes orthographes pour faire une note explicative à mon client. Mais je me dis : Et si cela avait lui qui avait effectué la recherche ? Aurait-il trouvé aussi facilement ? Je n’en suis pas si sûr. De même, une des épouses de cette famille Hébrard a changé régulièrement de prénoms. Le plus souvent, elle se prénomme Marguerite. Au moment du décès de son mari -et pour la naissance d’un de ses enfants- elle s’appelle Claude ou Claudette. Et au moment de la naissance de l’ancêtre de mon client, et uniquement à ce moment là, elle se prénomme Marie. Là encore, si je n’avais pas récupéré tous les enfants, j’aurais pu partir sur une mauvaise piste. C’est ce qu’avait fait mon client qui n’avait pris que son ancêtre et qui, à partir de là, avait trouvé une Marie qui correspondait en âge… Mais qui n’était pas la bonne. Toujours, toujours faire attention, y aller avec prudence. Toujours tout récupérer de manière systématique est ma devise. Ensuite, je fais du tri chez moi, tranquillement. Ah ! Dans mes relevés systématiques, je prends aussi systématiquement les parrains / marraines ainsi que les endroits où ils vivent. Parfois cela peut donner des pistes.