Pour faire suite à ma note précédente, je crois qu’il nous faut repenser complètement notre profession. Cela me semble indispensable si nous voulons pouvoir continuer d’exister. Quelle est-elle jusqu’à présent ? Nous avons des clients, particuliers, généalogistes amateurs ou pas, qui nous demandent de leur faire des recherches, remonter leur arbre généalogique en utilisant toutes les séries des archives, toutes les pistes possibles. De ce fait, nous ne faisons pas qu’aligner des noms et des dates. Nous devenons aussi l’historien de leur famille. D’où l’utilité pour nous de leur faire des rapports pour leur expliquer comment nous avons procédé pour trouver une génération de plus ou étoffer celles que nous avions. Je crois que cela ne va plus suffire. La plupart d’entre nous peut faire de la sous-traitance soit pour d’autres familiaux soit pour nos collègues successoraux. A chaque fois, bien sûr, nous nous faisons payer avec une ristourne puisqu’il s’agit de collègues. Mais il nous arrive aussi que des gens nous contactent sans que nous puissions leur faire des recherches et ce pour diverses raisons : cela ne fait pas partie de nos compétences, ce n’est pas notre région de recherche… Pour le moment, nous envoyons vers un autre collègue qui peut nous gratifier d’un merci mais pas toujours. D’une certaine manière, nous servons d’intermédiaire. Pourquoi ne pas récupérer un pourcentage sur le devis que le collègue pourra faire ? Il suffit de se mettre d’accord au départ, de poser le principe. La plupart d’entre nous avons un site Internet où nous présentons nos prestations et nos tarifs. Assez peu, dans ceux que j’ai consulté, proposent une liste des familles qu’ils ont déjà étudié. Certains donnent les catégories d’actes sur lesquels ils ont déjà travaillé avec une explication de ceux-ci. Peu ou pas de base de données présentables au public. D’une certaine manière, nous faisons de la vente à distance, plus précisément même à mon sens de la vente par correspondance. Que ce soit par le biais de nos sites Internet ou par le biais de nos publicités. Personnellement, je ne connais pas, je n’ai jamais rencontré la majorité de mes clients. tout s’est fait par courrier ou par Internet. Si j’en crois la définition trouvée dans Wikipédia : La vente par correspondance (ou VPC) est un mode de vente où ni l’acheteur ni le vendeur ne se rencontrent. L’ensemble de la transaction, de la commande au paiement se fait à distance. La vente elle même peut se faire avec intervention d’un vendeur à distance (télévente) ou par des moyens uniquement écrits (Catalogue, internet…) L’acheteur se fait livrer son achat ou va le chercher dans un relais proche de chez lui. Et si nous adoptions complètement leurs méthodes ?