J’étais à la recherche d’une demoiselle qui en 1923 a accouché d’un enfant naturel qu’elle a abandonné dès la naissance, à la maternité où elle a accouché. Je recherchais donc son dossier médical, après avoir obtenu les autorisations nécessaires, quand … La loi du 3 janvier 1979 est très précise en ce qui concerne les archives médicales. L’article 7 de la loi stipule que le délai au-delà duquel les documents d’archives publiques peuvent être librement consultés est porté à 150 ans à compter de la date de naissance pour les documents comportant des renseignements individuels à caractère médical. Partant de ce principe là, j’ai interrogé le directeur des Archives Départementales qui m’a signalé que l’hôpital qui m’intéressait était en plein déménagement mais qu’ayant toutes les autorisations, des dates très précises et l’hôpital ayant un kilomètre d’archives, je devrais trouver mon bonheur pour résoudre l’énigme généalogique qui m’intéressait. Le directeur ne connaissait pas l’adresse exacte de l’hôpital mais en mettant le lieu-dit où se situait l’hôpital sur l’enveloppe, selon lui, cela devait arriver sans problème. Ce que je fais donc, proposant de me déplacer sans aucun problème. Et j’ai une réponse du « pôle logistique médicale, service d’information médicale et archives centrales » de l’hôpital. Elle n’est pas du tout celle que j’attendais. En effet, m’écrivent-ils ,ils n’ont pas les dossiers des années qui m’intéressent. Actuellement, la loi permet de détruire les dossiers médicaux de plus de 20 ans. Là, il y a un problème. Si le délai est de 150 ans, pourquoi détruire les documents au bout de 20 ans ? A quoi sert ce délai de 150 ans, bien inutile de ce fait. Ce qui m’inquiète, c’est que l’hôpital ne me donne pas l’intitulé, la date de cette loi à laquelle il se réfère. J’ai sorti ma bible sur la pratique archivistique française. Bon d’accord,il date un peu mais il n’y a pas tant de lois que cela portant sur les archives. Je pense que je vais aller me renseigner plus haut car là, il y a quand même une grosse contradiction.