Un fait que j’aurais cru ne jamais rencontrer aux Archives : les vols. Non pas les vols de documents mais les vols entre lecteurs, en salle de lecture. Et pourtant, j’en ai été victime. Dans le cadre de mes problèmes de santé, je suis obligé de porter des lunettes noires, type lunettes de ski, lunettes correctrices et bien spécifiques à mon problème de santé, quand je consulte longuement les écrans d’ordinateur. Il y a donc toujours un va-et-vient entre mes deux paires de lunettes, suivant l’endroit où je me trouve. Jusqu’à présent, ce va-et-vient se faisait dans mon étui à lunettes que je laissais sur la table où je consulte les documents. Hier, en partant, plus de lunettes noires. Disparues ! Prises par qui ? Aucune idée. Mais il va me falloir en faire faire une deuxième paire. Cette fois-ci je mettrais une chaînette autour du cou. Pour être sûr de les avoir toujours sur moi. Qui plus est, la table à côté était occupé par un membre de ma famille qui jetait régulièrement un coup d’oeil à mes affaires. Au cas où… En discutant avec les employés des Archives, j’ai appris que ce vol n’était pas le premier en salle de lecture. Une dame n’a pas retrouvé son foulard, une autre sa veste, une troisième la souris de son ordinateur. Va-t-il falloir en venir à la fouille à la sortie de la salle de lecture ? Déjà qu’on ne peut y rentrer qu’avec son ordinateur (mais pas avec sa sacoche de protection) ou avec des feuilles volantes et un crayon à papier et une gomme. On aurait pu penser que toutes les précautions avaient été prises par la direction. Visiblement non. Que ce soit des lunettes ou autre chose, je trouve cela dommageable. Le doute, la suspicion peuvent s’installer. A cause de certains.



