Dans le contrat de mariage, il y a un élement incontournable : la dot. Elle focalise toutes les attentions. Voyons de quoi il s’agit exactement. La dot peut être cause de résiliation si les parties ne se mettent pas d’accord sur son montant ou si elle n’est pas versée dans les temps impartis. Elle peut aussi devenir la cause de longs procès familiaux, sur plusieurs générations parfois, quand elle n’a pas été versée totalement. Elle se compose de trois éléments : La dot à proprement parler : il s’agit de sommes d’argent versées au fiancé ou à la fiancée. Une partie provient du chef paternel, une partie du chef maternel. Elle est toujours payable en plusieurs fois. Les dotalices : c’est ce que nous appellons le trousseau : vêtements, meubles, animaux. Cela concerne aussi bien l’homme que la femme. La verquière : typique du Midi de la France. Il s’agit de terres données exclusivement à la fiancée, terres se situant le plus souvent aux alentours proches de la maison. C’est une manière détournée de nommer héritière mineure une fille au cas où l’héritier principal pour une raison ou une autre ne pourrait plus assumer son rôle. Par le biais de la dot, nous assistons à une circulation des femmes entre les oustals. De même, nous pouvons voir les dots circuler entre les oustals sur plusieurs générations. C’est ce phénomène qui explique pourquoi, au bout d’un moment, quand on étudie de manière assez complète une famille, on voit toujours les mêmes noms apparaître dans les alliances que cette famille contracte. La dot revient toujours à la famille qui l’a versée en premier.




Une réponse à “La dot : elément fondamental du mariage”
J’apprends plein de choses et j’adore. Ici ( en Creuse) dans tous les contrats de mariage que j’aie transcrits (pas beaucoup j’admets, et de la même famille), c’est toujours la fille qui amenait une dot, donc je découvre qu’un garçon, aussi, peut acheter les faveurs de la famille de sa belle. Mon côté un chouia féministe est rassuré! Heureuse je suis! Et j’apprends aussi du vocabulaire, dotalices je ne connaissais pas, mais les trousseaux de ces demoiselles comptabilisant draps, nappes et serviettes brodées ou pas, coffre sculpté ou pas, fermant à clef ou pas, et trois robes dont une du dimanche, je connais. A ça se rajoute les brebis et les aigneaux! Je trouve que ces contrats nous font toucher du doigt la vie de ces gens, et c’est ce que j’aime en généalogie, pas aligner des ancêtres les uns derrière les autres, mais essayer, modestement, de comprendre leurs vies. Merci pour tous ces articles (nombreux), je me régale et tente d’apprendre.