Si j’en crois les résultats de l’enquête menée par la Chambre des Généalogistes Professionnels auprès de ses membres, le métier de généalogiste est d’abord un métier exercé par des passionnés. La majorité des familiaux, semble-t-il, ont été au préalable des généalogistes amateurs qui ont franchi le pas de la professionnalisation. Mais il y a des moments où je me demande s’ils n’ont pas oublié une étape. Je m’explique… Je suis en train actuellement de dépouiller les statistiques des courriers, e-mails et appels téléphoniques reçus par la Chambre des Généalogistes Professionnels concernant les demandes de renseignements sur la profession. Je n’ai pas encore les résultats concernant les e-mails. Mais pour ce qui est du courrier, un quart des lettres porte sur ce sujet. De même, environ 10 % des appels téléphoniques. Cela me semble être relativement important comme chiffres pour une profession somme toute peu connue. Toutefois, les candidats potentiels se renseignent, comme ça, au cas où… Peu de ceux que j’ai reçu en tant que professionnel ont réalisé une véritable étude de marché. Peu se sont posés véritablement la question sur la difficulté du métier. Et il semblerait en outre que la majorité des professionnels aient oublié (volontairement ?) qu’ils avaient été auparavant des généalogistes amateurs, utilisant des méthodes particulières. Un exemple ? A ma connaissance, très peu de généalogistes familiaux professionnels ne réalisent leur liste-éclair. C’est pourtant très pratique pour faire connaître ses recherches, éviter de recommencer celles-ci. Et je me demande ce que cela cache. Renieraient-ils leur passé d’amateur ? Personnellement, ce n’est pas mon cas. Au contraire, j’exploite le mieux possible les méthodes apprises lorsque je n’étais qu’un amateur. Je les trouve très utiles dans ma vie professionnelle. Je ne crois pas qu’il y ait de séparation si définitive entre ces deux mondes.



