Suite de notre parcours autour de l’administration royale d’Ancien Régime. Aujourd’hui : les généralités, en lien très étroit avec les gouvernements. Vous verrez pourquoi dans la suite de la note. Les généralités apparaissent en 1355, lors des Etats Généraux. Pour quelle raison ? Le roi a décidé de créer un autre cadre pour la perception de l’impôt. Chaque généralité est dirigée par un superintendant, appelé aussi général des finances. Petit à petit, tout au long de l’Ancien Régime, leur nombre va aller croissant. En 1355, elles sont trois. Au moment de la Révolution, il y en avait 35. Richelieu est à nouveau passé par là. Il s’est rendu compte en effet, lors de sa réforme des gouvernements, que les généralités pouvaient être le cadre géographique idéal pour les concurrencer. Un cadre territorial différent mais qui, parfois pouvait se superposer. Un cadre qui permettait de ménager les susceptibilités de tout un chacun de ses gouverneurs. Et si vous regardez bien la carte des gouvernements (33 au moment de la Révolution) et des généralités, vous pourrez vous rendre compte d’un fait : entre ces deux territoires administratifs, il existe de troublantes correspondances. Un tiers d’entre eux se recouvrent quasi-parfaitement. Et ce n’est pas dû du tout au hasard.