Ce qui se déroule actuellement pour moi, ainsi que l’ouvrage que je suis en train de lire sur la créativité, me font penser que, en généalogie comme ailleurs, il faut savoir gérer l’incertitude. Peut-être plus en généalogie qu’ailleurs. Le plus gros souci d’une entreprise c’est l’incertitude. C’est tellement mieux quand le carnet de commandes est rempli pour plusieurs années (c’est ce que me demande l’ANPE) ! A ma connaissance, pour les généalogistes familiaux, ce n’est jamais le cas : j’ai à peu près six mois à un an d’avance pour certains dossiers, je navigue à vue pour d’autres. On peut avoir une clientèle fidélisée en partie mais il faut toujours aller chercher de nouveaux clients. C’est le rôle de la prospection. Gérer l’incertitude c’est vraiment un vaste programme. Il peut y avoir des palliatifs pour l’éviter comme : les leviers réglementaires, les abonnements ou les différentes manières de se créer un monopole et de rendre ainsi les clients captifs. M ais elle est toujours là à roder. Une autre solution, c’est de virer entreprise bureaucratique : mise en place de procédures et surtout ne pas en bouger. Mais à terme, une seule certitude : la mort assurée à plus ou moins brève échéance. Personnellement, j’ai choisi, après mûre réflexion, de toujours volontairement, en toute connaissance de cause, sortir du cadre que l’on voulait m’imposer. C’est notamment ce qui s’est passé pour mes études, avec parfois des virages à angle droit un peu surprenants. Sans vouloir me vanter, je crois que c’est une force pour mon entreprise. J’essaie, je teste des idées. Elles marchent : Tant mieux ! Elles ne marchent pas : Tant pis, j’aurais au moins essayé ! Tout plutôt qu’aller voir plus tard. Quand j’ai des personnes qui m’interrogent sur le métier c’est ce que je leur conseille : innovez, ouvrez-vous, il en sortira bien quelque chose ! Pour moi, c’est la meilleure manière de gérer cette incertitude. Le seul problème, c’est que les retombées peuvent prendre du temps. Et qu’il faut arriver à convaincre ses partenaires financiers, leur demander de faire confiance même si le compte est parfois dans le rouge.



