Une fois de plus, je viens de recevoir un e-mail d’une personne qui souhaite travailler dans le domaine de la généalogie. Une fois de plus, je lui ai décrit les réalités de la profession, sans rien lui cacher. C’est curieux comme l’imaginaire et la réalité peuvent être antinomiques pour ce métier. Tous les gens qui m’écrivent voient cela un peu comme un paradis, un secteur avec des perspectives d’embauche mais ils se posent des questions malgré tout (ce que je trouve plutôt sain tout compte fait). J’ai tendance à les remettre directement dans la réalité, sans fioritures : le travail de généalogiste, quand on est à son compte en tant que familial, c’est 12 heures de travail par jour, 6 jours sur 7, pas de vacances (personnellement, je vais prendre, au mois de mai, cinq jours d’affilée pour la deuxième fois en 5 ans et demi d’activité) et s’attendre à gagner le SMIC ou un peu plus au bout de 3 ans à ce rythme, 3 ans étant le minimum. Il faut avoir la foi chevillée au corps pour le faire, être sûr de soi et de ses capacités pour ne pas craquer. C’est la raison pour laquelle je ne cesse de seriner qu’il faut être inventif, créatif, ne pas se contenter de la recherche pure, mais trouver d’autres voies dans lesquelles la généalogie peut s’engouffrer (sans se censurer à ce sujet).



