Cela fait plusieurs fois que je reçois des demandes de personnes qui veulent s’installer comme généalogiste. J’ai pensé qu’il serait intéressant pour eux que je décrive dans une note le parcours que j’ai suivi. Ce n’est pas pour me mettre en valeur, mais simplement pour qu’ils aient une meilleure approche à partir d’un exemple, forcément subjectif, d’un généalogiste déjà installé. Au départ, j’ai mené des études dans différentes directions : Gestion des entreprises pendant 4 ans, Techniques d’archives et de documentation, pendant 3 ans en commençant par une licence et avec un bac + 5 in fine, Histoire (Bac + 4 directement en me servant des passerelles), Ethnologie de la famille (Bac + 5 toujours en me servant de passerelles entre les différentes matières) puis finalement un DESS en sociologie appliquée au développement local. Je fais des recherches en généalogie depuis l’âge de 13 ans. J’ai commencé par celle des dieux grecs, avant de me lancer dans celle des rois de France, histoire dans les deux cas d’apprendre à rechercher une information, avant de me lancer à l’âge de 18 ans dans la mienne. Mes recherches m’ont amené à m’inscrire dans deux cercles de généalogie amateur et à écrire des articles pour leurs revues. Après trois années de salariat dans le domaine de l’insertion des personnes en difficulté, je me suis retrouvé au chômage. C’est à ce moment-là que j’ai choisi de me mettre à mon compte. Je m’étais aperçu en effet que le salariat n’était pas ma tasse de thé. J’étais un salarié malheureux de devoir subir la hiérarchie. Me mettre à mon compte, OK mais comment ? Je savais que je n’étais pas à l’époque un commercial. Je ne savais pas me vendre. J’ai donc choisi l’option « coopérative d’activité » pendant 3 ans, histoire d’apprendre ces compétences qui me manquaient. J’étais entrepreneur, je menais toutes les démarches de l’entrepreneur mais j’étais aussi un salarié en fonction du CA HT que je pouvais dégager. Il s’agissait en fait d’une sécurité au cas où mon projet n’aurait pas été viable. Cela a été vraiment une période d’apprentissage, avec formations diverses et variées non diplomantes bien sûr mais importantes. Au bout de ces trois ans, mon tuteur et l’équipe l’entourant a estimé que j’étais prêt à me lancer tout seul. Même si je connaissais une baisse d’activité au moment où la décision de voler de mes propres ailes a été prise. Mais je ne suis pas parti à l’aventure comme cela, la fleur au fusil. Je n’avais jamais rédigé sur mon projet. Il me fallait le faire. La Boutique de Gestion du Tarn m’a alors suivi (et le fait toujours de manière de plus en plus lointaine). Rédiger mon projet a été une grande étape. Cela m’a permis de comprendre quels étaient mes atouts commerciaux. Cela fait maintenant 6 ans que j’exerce ce métier. J’en apprends encore tous les jours. Je commence à avoir un fonds de roulement dans mes clients avec quelques uns qui commencent à revenir me voir. Je me rends compte que c’est parcce que j’ai été accompagné pendant ces 6 ans que j’arrive maintenant à m’en sortir. Cet accompagnement me paraît indispensable. Bien sûr cet exemple est très subjectif. Il y a encore des difficultés, y compris au niveau financier, notamment quand je veux mettre en place de nouveaux produits. Mais je crois que je suis sur de bons rails.



