La mise en ligne des registres paroissiaux du Tarn sur Internet, puis à moyen terme du cadastre, me fait faire quelques soucis. Ne vais-je pas y perdre de la clientèle ? Pourquoi les gens me paieraient-ils alors qu’ils pourront avoir l’information gratuitement ou presque (il y aura le prix de la connexion) sur Internet, à toute heure du jour et de la nuit, et ce quel que soit l’endroit où ils habitent ? J’ai fait un petit calcul sur les conséquences que cela pourrait avoir sur mon chiffre d’affaires. Concrètement, si je regarde un mois de travail, je peux le diviser ainsi : Je passe un jour aux Archives Départementales du Lot. Je passe aussi un jour aux Archives Départementales de l’Aveyron. Je passe enfin deux jours aux Archives Départementales de la Haute-Garonne. Mes jeudis matins sont occupés par la mise en ligne sur l’intranet de l’AERI des fiches concernant le Cd-Rom sur l’histoire de la Résistance dans le Tarn. Mes jeudis après-midis sont eux occupés par mes cours de généalogie. Tout le reste du temps, je suis aux Archives Départementales du Tarn à faire des recherches pour les particuliers, principalement sur les registres paroissiaux, les registres des notaires et le cadastre. Cette recherche aux Archives du Tarn me prend donc la majorité de mon temps (je compte environ 75% de celui-ci). Qu’en sera-t-il ensuite ? Je considère cette mise en ligne comme de la concurrence contre laquelle je ne pourrais pas lutter, dans le cadre de la recherche pure. Me contacteraient alors seulement les personnes qui veulent faire des recherches sur les notaires ou qui n’ont pas Internet. Combien seront-ils ? Je n’en sais rien. J’ai donc décidé, sur cette base, de contacter le Président du Conseil Général du Tarn (puisque cette mise en ligne dépend de sa décision) afin de lui demander un rendez-vous à ce sujet. Je vais bien voir ce qu’il va répondre.



