En cette fin de campagne électorale, j’ai entendu une phrase intéressante, phrase venant d’un philosophe allemand dont j’ai zappé le nom même s’il est connu, phrase parlant de la politique mais que l’on peut appliquer à tout. En résumé, cette phrase dit qu’il y a deux manières de faire de la politique : soit on en fait parce qu’on a des peurs communes et on joue alors sur la crainte, soit on en fait parce qu’on a des envies communes et on joue alors sur l’espoir. Je crois que c’est pareil quand on a une entreprise, que ce soit une SARL ou une entreprise individuelle. On peut avoir envie de se mettre à son compte mais y aller avec des craintes : les charges sociales à payer qui sont bien sûr énormes, les fins de mois difficiles, la recherche de nouveaux clients qui est tout aussi difficile de même que la concurrence qui est ardue. C’est ce que j’appelle l’attitude « Oh mon Dieu ! » ou « Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu ! ». Bref, ce n’est pas celle qui me ressemble. Certes, tout cela ça y est. Certes, les fins de mois sont parfois difficiles. Mais il y a tout le reste, tout l’espoir que je peux mettre en branle. Quand je me suis associé à Christophe, nous avons eu droit à la précédente attitude. Mais qu’allions nous faire dans cette galère ? Sauf que … La galère avant tout ce n’est pas les chaînes, les rames qui m’intéressent. La galère, c’est…un bateau, un moyen de transport. Oui, il y a des gens qui triment. Mais cela permet de se déplacer, d’aller voir un nouvel horizon. Et là-bas, il y a de l’espoir. Certes, depuis 4 mois, le CA HT n’a pas augmenté. Nous sommes toujours à 2000 € HT mensuels de facturation. Mais il n’a pas diminué non plus. Par contre, du temps a été libéré, de nouveaux projets, rémunérateurs à terme, sont en train de se mettre en place grâce à cela. Et là, il y a de l’espoir pour lui comme pour moi, comme pour ceux aussi qui font confiance à ma créativité et qui me suivent, d’une meilleure vie. Pour moi, c’est le meilleur des moteurs. La crainte n’a jamais fait avancer, l’espoir si. A mon avis, on est vraiment un chef d’entreprise si on se base non pas sur nos craintes mais sur les espoirs en nous.