Petit à petit, le prêt avec la banque se concrétise. Normalement, d’ici 15 jours, nous devrions signer l’offre de prêt et ensuite il nous le débloque au fur et à mesure de la facturation. Comme ce n’est pas le conseiller habituel qui s’occupe de nous pour ce prêt, il m’a fallu expliquer un peu à nouveau ce que nous faisions professionnellement. Comme le dit Jacques Séguéla, la passion que je mets dans mon métier doit illuminer mon discours. En tout cas, j’avais une oreille attentive. Et ce n’est peut-être pas pour rien… Le banquier s’est mis alors à me raconter l’histoire de sa famille : un nom extrèmement rare, un arrière-grand-père qui serait le fruit entre une domestique et son châtelain de maître. Bref, une histoire où des recherches seraient à faire. Par hasard, alors que je cherchais complètement autre chose, je tombe sur la mention de son nom de famille. Nous nous envoyons des e-maills, nous nous appellons pour mettre au point le dossier.Il me demande de lui refaire le plan de financement. J’en profite, en lui envoyant le nouveau plan de financement par e-mail, pour lui glisser en post-scriptum la découverte que j’ai faite, histoire de l’allécher. Non mais, j’ai le droit aussi de faire des affaires de mon coté. Il n’y a pas de raisons, c’est lui qui a commencé ! Il m’en a parlé, profitons-en ! Toutes les pièces sont prêtes, nouveau rendez-vous pour vérifier si tout est OK avant de lancer le dossier. Une fois les vérifications faites, il revient sur le sujet. Il a lu mon post-scriptum dans mon dernier e-mail. Je sens que cela le titille. En parle-t-il à ces parents ? Cela intéresse en effet sa mère. Commande-t-il lui-même la recherche ? Il prend en note quelques détails supplémentaires. Toujours peu, mais suffisamment pour donner envie. Nous devons nous revoir dans 15 jours. Je verrais bien si… Ou pas ! J’ai amorcé la pompe en tout cas ! Curieusement, la même chose risque de se produire avec une personne travaillant à La Poste. Depuis qu’elle voit le tampon « Etude Généalogique S2CF » sur les enveloppes que j’envoie, elle a commencé à prendre des renseignements, à me raconter brièvement l’histoire de son papa. Tout en pesant le courrier bien sûr. Elle a récupéré l’adresse et le téléphone de la société en tout cas. A voir là encore !