Toujours dans le cadre de mes lectures, je continue à doses homéopathiques l’ouvrage sur le marketing des services. L’ouvrage est conséquent, ne se lit pas comme un roman et il vaut mieux avoir assimiler avant de poursuivre. La partie que je lis actuellement s’intitule « spécificités des processus et gestion de l’innovation dans les services ». Et cela m’a déclenché un déclic : le marché des généalogistes professionnels est-il un marché mal compris ? Le marché de la généalogie est un marché qui a profondément évolué depuis les années 1980. L’activité a vu son image s’améliorer, son marché exploser. De quelques généalogistes au départ, la généalogie est maintenant affaire de professionnels, de grandes sociétés informatiques, de journalistes, d’éditeurs. Ne manquent plus que les grandes surfaces ! La plupart des produits ont été dépoussiérés, il faut bien le reconnaître : prenez du recul, regardez ce qui était proposé dans les années 80 et ce qui est proposé maintenant, il n’y a pas photo. Il me semble que, outre quand même des compétences particulières, cela est aussi dû à une maîtrise correcte de problèmes, disons-le, de productivité, de formation, de bases de données, de systèmes d’information. C’est quand même ce qui est le plus rentable et ce ne sont ni Geneanet, ni Notrefamille, ni Ancestry qui diront le contraire. Je ne le crois pas du moins. Ni même les associations et les systèmes gravitant autour. Disons-le aussi : ce marché échappe en grande partie aux généalogistes professionnels. Cette échappée s’est faite progressivement mais elle est bien réelle. Et si en fait, pour bien faire comprendre leur rôle, les généalogistes familiaux devaient innover sur leur mode de commercialisation, sur le processus de réalisation de leur prestation ? Changer les types de produits, peut-être. Les modes de distribution pour s’adapter aux attentes du marché. Reprendre en tout cas la main, faire mieux percevoir leurs potentialités au sein de ce marché. Ce n’est peut-être qu’une idée mais quel est le risque ?



