J’avais déjà fait des émissions télé. Des reportages. Il n’y a pas photo ! Je préfère quand c’est enregistré plutôt que le direct. Le direct : une horreur pour moi, même s’il paraît que cela ne se voyait pas à la télé. D’après ce que m’ont dit les quelques téléspectateurs qui m’ont vu, me connaissaient et qui ont réagi de suite en m’appelant. Tant mieux ! Mais étaient-ils tous sincères ? Autant, quand il y a enregistrement, je peux me mettre dans le bain, on peut refaire les prises si elles sont mauvaises. Il m’est arrivé de passer toute une journée avec des journalistes pour un reportage de quelques minutes. Et ce sans aucune difficulté dès le départ, arrivant à me mettre à l’aise, à répondre à leurs questions puisque je savais qu’il y avait cette possibilité de reprendre. Autant là, en direct, pas de droit à l’erreur possible. Si je bafouille, donne une mauvaise image de moi, trop tard, c’est fait. Une pression que je me suis mis ! Heureusement pour moi, Geneviève Saint-Hubert, de la librairie « Mes Aïeux » à Toulouse, a une facilité de star devant la caméra que je n’avais pas. Je lui laissais volontiers la parole, me concentrant sur ce que je voulais faire passer. Et uniquement sur cela. Ainsi que sur les mouvements incontrôlables de mon corps à essayer de maîtriser à tout prix. Une seule répétition de 10 minutes, même pas, avant de se lancer dans le grand bassin, juste pour caler le son, les images à montrer et la manière de le faire. Et pour le reste, advienne que pourra ! Short, par rapport au grand timide que je suis. Une bonne expérience, même si pour le moment, malgré l’enregistrement effectué, je n’ai pas encore osé me regarder pour corriger mes défauts. Le débriefing tout de suite ? Pas encore assez courageux pour cela. Tant pis ! Mais je ne regrette pas.