La question, je crois, vaut la peine d’être posée. Quel public pour les généalogistes ? Savons-nous vraiment qui fait appel à nous ? Avons-nous catégorisé celui-ci ? Nous y sommes nous intéressé ? Je ne le crois pas. Il semblerait que les généalogistes professionnels passent un message unique dans leurs annonces. Je me demande si tout compte fait, ce n’est pas un peu trop réducteur. Surtout si on s’intéresse à notre public. On pourrait dire qu’il y a tout d’abord les seniors qui ont déjà un doigt dans l’engrenage et qui ont besoin de nous pour pouvoir avancer leurs recherches. Mais qui nous ne les confierons pas en entier. Nous n’aurons que des petits bouts. Il y a les actifs (quadra et quinqua) qui sont intéressés mais n’ont pas le temps. Et qui nous confient tout. Il y a les seniors qui veulent transmettre quelque chose de leur histoire à la postérité. Il y a ceux qui veulent faire plaisir : la généalogie altruiste. La généalogie cadeau. Ils savent que la personne s’y intéresse peu ou prou et se disent que pour un cadeau original et qui ferait plaisir, un arbre généalogique pourquoi pas ? Il y a ceux, passionnés ou pas, qui veulent bien utiliser les services d’un généalogiste mais qui veulent maîtriser leur budget à ce sujet. Il y a au contraire ceux qui sont prêts à claquer des fortunes (un client m’a payé plus de 16 000 € en un an et demi pour lui rechercher un mariage au XVIe siècle que je ne lui ai pas trouvé). Il y a les généalogistes débutants qui cherchent de l’information, de la formation. Les passionnés qui ont du mal à déchiffrer des textes du XVIe siècle où ils arrivent. Les dépouilleurs. Ceux qui ne s’intéressent qu’à une branche en particulier. Ceux pour qui les frères et soeurs n’ont pas d’importance. Bref un public vaste, diversifié. Et il me semble qu’alors le message à faire passer n’est pas le même parce que les besoins ne sont pas les mêmes. Je crois que c’est le moment de nous adapter à leurs besoins en y apportant des réponses différentes. En faisant passer des messages différents. Même si nous n’utilisons qu’un seul média, il me semble que nous avons plus à faire passer qu’un seul message. Sans embrouiller.