Merci pour vos deux commentaires. Lire tous les posts depuis décembre 2006, courageux ! Bravo pour l’effort. Doubler mes tarifs ? Pas si simple. De tous ceux qui publient leurs tarifs sur Internet, une seule est à 60 € : Myriam Provence. Présidente de la CSGHF pendant très longtemps, introduite dans les ministères pour faire reconnaître la profession, auteur reconnue en généalogie (je préfère utiliser le masculin parce qu’auteure m’a toujours choqué et que le féminin normal, autrice, ne s’emploie plus) auteur reconnue donc par ses livres ou par ses articles. Je n’ai pas cette réputation là. Je pourrais doubler en me disant qu’après tout, je suis le seul à publier régulièrement mes réflexions sur le métier de généalogiste, à avoir une vision peut-être plus large ou plus novatrice que la plupart. Après tout, avec d’autres confrères j’ai mis en place SOS Généalogie qui commence à obtenir un début de réputation favorable dans la profession. Cela pourrait me permettre de doubler les tarifs. Je pourrais dire aussi que j’ai été contacté par l’APCE pour rédiger la fiche métier du généalogiste et que cela mérite un doublement des tarifs. Je pourrais aussi dire que le fait qu’à ma connaissance je sois le mieux formé pourrait entraîner les tarifs vers le haut. Ou que mes publications, somme toute relativement encore modestes, seraient aussi un atout. Voire mes différents partenariats. Mais est-ce suffisant comme raisons pour quelqu’un qui me demande de la recherche pure ? Va-t-il accepter de payer 60 € à la place de 30 uniquement pour ces raisons ? Même s’il y a une explication très pédagogique derrière. La première question est la question de la réputation. C’est cette question là que je travaille en partie avec la CCI du Tarn. A priori, les augmenter de 50% sur quelques années me paraît possible. Ne brûlons pas les étapes. J’aime beaucoup votre phrase où vous parlez de bénévolat professionnel, si je résume à ma manière. Parce que je crois que nous en sommes vraiment là. Mais qui va vouloir dépoussiérer le métier ? Je crois que j’essaie de faire prendre conscience, par mon témoignage au jour le jour, qu’un malaise puisse exister. Mais je ne vois pas beaucoup de professionnels qui entament la discussion ne serait-ce qu’en mettant des commentaires. Ce que je constate c’est que bouger, ne serait-ce qu’en doublant ses tarifs ou en innovant, dans une profession qui ne bouge pas, ce n’est pas se faire que des amis. Les clients comparent, ils changent de généalogistes si à un moment donné, pour une raison ou une autre, celui qu’ils font travailler ne les satisfait plus. Ils ne sont pas captifs. Et la réputation se fait aussi par le biais des confrères. Qui recommande-t-on ? Pourquoi ? Je crois qu’il faudrait que la profession augmente, double ses tarifs dans son ensemble. Nous en sommes très loin. J’avance plus lentement que je ne le voudrais, la gestation des projets est à la vitesse de la gestation de la baleine. Tant pis. Et je ne connais pas beaucoup de supports de communication gratuits pour les professionnels, pour toucher un public qui n’est pas le nôtre. A moins de mettre en place des partenariats, du donnant-donnant, du gagnant-gagnant. Voilà les quelques réflexions que m’inspirent vos commentaires.